La Constitution de la République Démocratique du Congo : Plaidoyer pour un Congo maître de son territoire et de son destin
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Isidore Ndaywel è Nziem, Professeur émérite d’Histoire à l’Université de Kinshasa, Directeur général de l’Institut Congolais d’Etudes Avancées, Membre fondateur de l’Académie Congolaise des Sciences et Membre titulaire de l’Académie Africaine des Sciences Religieuses, Sociales et Politiques, République Démocratique du Congo
Abstract
The Constitution of February 18, 2006, deserves credit for allowing the Democratic Republic of Congo to regain a degree of stability after multiple transitional regimes that followed the fall of Mobutu’s regime. However, it no longer addresses the numerous challenges the country faces, such as the over-politicization of society leading to endless political guerrillas, the looting and waste of national resources, the emergence of identity-based responses, widespread precariousness, and the neglect of rural areas. To overcome this widespread mismanagement, a new organization of the country is necessary, including territorial reorganization, better rationalization of political activities, and a greater focus on the common good by public institutions. Only a new Constitution can facilitate such a transformation by increasing and controlling state power and improving its distribution across the entire national territory. The adoption of this new Constitution, better suited to the current context, is feasible given the Congolese people’s desire to end their country’s prolonged growth crisis.
Résumé
La Constitution du 18 février 2006 a le mérite d’avoir permis à la République démocratique du Congo de renouer avec une certaine stabilité après de multiples régimes de transition qui ont suivi la chute du régime de Mobutu. Toutefois, celle-ci ne répond plus aux multiples défis auxquels le pays fait face comme la surpolitisation de la société à la base des guérillas politiques interminables, le pillage et gaspillage des ressources nationales, la résurgence des replis identitaires, la précarité généralisée, et l’abandon du monde rural. Pour sortir de cette mal gouvernance généralisée, une nouvelle organisation du pays s’impose notamment, par le réaménagement du territoire, une meilleure rationalisation des activités politiques et une plus grande prise en charge de l’intérêt commun par les institutions publiques. Seule une nouvelle Constitution peut autoriser une telle mutation, par l’accroissement et le contrôle du pouvoir de l’Etat et une meilleure redistribution de son exercice sur l’ensemble du territoire national. La production de cette nouvelle Constitution, plus adaptée à la conjoncture du moment, est dans l’ordre du possible, vue la volonté des Congolais de mettre un terme à la longue crise de croissance que connaît leur pays.
Mots-clés : Conférence Nationale Souveraine ; Constitution ; Dialogue inter-congolais ; République Démocratique du Congo
Description
Ndaywel è Nziem, I. « La Constitution de la République Démocratique du Congo : Plaidoyer pour un Congo maître de son territoire et de son destin », African Journal of Democracy and Governance, Vol 11, No 1, 2024, pp 303-312
Isidore Ndaywel è Nziem, Professeur émérite d’Histoire à l’Université de Kinshasa, Directeur général de l’Institut Congolais d’Etudes Avancées, Membre fondateur de l’Académie Congolaise des Sciences et Membre titulaire de l’Académie Africaine des Sciences Religieuses, Sociales et Politiques, République Démocratique du Congo
Abstract
The Constitution of February 18, 2006, deserves credit for allowing the Democratic Republic of Congo to regain a degree of stability after multiple transitional regimes that followed the fall of Mobutu’s regime. However, it no longer addresses the numerous challenges the country faces, such as the over-politicization of society leading to endless political guerrillas, the looting and waste of national resources, the emergence of identity-based responses, widespread precariousness, and the neglect of rural areas. To overcome this widespread mismanagement, a new organization of the country is necessary, including territorial reorganization, better rationalization of political activities, and a greater focus on the common good by public institutions. Only a new Constitution can facilitate such a transformation by increasing and controlling state power and improving its distribution across the entire national territory. The adoption of this new Constitution, better suited to the current context, is feasible given the Congolese people’s desire to end their country’s prolonged growth crisis.
Résumé
La Constitution du 18 février 2006 a le mérite d’avoir permis à la République démocratique du Congo de renouer avec une certaine stabilité après de multiples régimes de transition qui ont suivi la chute du régime de Mobutu. Toutefois, celle-ci ne répond plus aux multiples défis auxquels le pays fait face comme la surpolitisation de la société à la base des guérillas politiques interminables, le pillage et gaspillage des ressources nationales, la résurgence des replis identitaires, la précarité généralisée, et l’abandon du monde rural. Pour sortir de cette mal gouvernance généralisée, une nouvelle organisation du pays s’impose notamment, par le réaménagement du territoire, une meilleure rationalisation des activités politiques et une plus grande prise en charge de l’intérêt commun par les institutions publiques. Seule une nouvelle Constitution peut autoriser une telle mutation, par l’accroissement et le contrôle du pouvoir de l’Etat et une meilleure redistribution de son exercice sur l’ensemble du territoire national. La production de cette nouvelle Constitution, plus adaptée à la conjoncture du moment, est dans l’ordre du possible, vue la volonté des Congolais de mettre un terme à la longue crise de croissance que connaît leur pays.
Mots-clés: Conférence Nationale Souveraine ; Constitution ; Dialogue inter-congolais ; République Démocratique du Congo
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